Fiche Métier
Growth hacker

un consultant indépendant devant son ordinateur

Le growth hacker est un profil hybride, à la croisée du marketing, de la data et de la technologie. Son objectif est simple mais ambitieux : générer une croissance rapide, mesurable et durable pour une entreprise, souvent avec des budgets limités. Très présent dans les startups, le growth hacking s’impose aujourd’hui dans les PME et les scale-ups en quête de performance.

Qu’est-ce qu’un growth hacker ?

Un growth hacker est un expert de l’acquisition, de l’activation et de la fidélisation des utilisateurs. Il teste en continu des leviers marketing et techniques pour identifier ceux qui génèrent le plus de croissance. Contrairement à un marketeur “classique”, il fonctionne par expérimentation rapide, analyse de données et optimisation permanente des parcours utilisateurs.

Formation et compétences

Il n’existe pas de parcours unique pour devenir growth hacker. Beaucoup sont issus de formations en marketing digital, data, informatique ou école de commerce. Ce qui fait la différence, ce sont surtout les compétences. Un growth hacker maîtrise les outils d’acquisition (SEO, SEA, social ads, emailing), l’analyse de données, les outils de tracking et d’automatisation, ainsi que les bases du no-code ou du développement. Curiosité, esprit analytique, créativité et capacité à tester rapidement sont indispensables.

Missions principales

Le growth hacker analyse les données utilisateurs pour identifier les opportunités de croissance, met en place des tests A/B, optimise les tunnels de conversion et automatise les actions marketing. Il travaille sur l’acquisition de trafic, l’activation des utilisateurs, la rétention et parfois la monétisation. Son quotidien est rythmé par l’expérimentation, la mesure des résultats et l’optimisation continue.

Défis et opportunités

Le principal défi du growth hacker est d’obtenir des résultats rapides dans un environnement très concurrentiel. Il doit aussi s’adapter en permanence aux évolutions des algorithmes, des outils et des comportements utilisateurs. En revanche, les opportunités sont nombreuses : forte demande sur le marché, missions variées, impact direct sur la croissance de l’entreprise et possibilité de travailler en freelance ou en portage salarial.

Perspectives de carrière

Avec l’expérience, un growth hacker peut évoluer vers des postes de head of growth, responsable acquisition, CMO ou consultant en stratégie digitale. Beaucoup choisissent également l’indépendance pour accompagner plusieurs entreprises sur des missions de croissance, notamment dans l’univers des startups et du SaaS.

Salaire et rémunération

En freelance ou en portage salarial, le TJM d’un growth hacker varie selon son niveau d’expertise et la complexité des missions. Il se situe généralement entre 400 et 600 euros pour un profil intermédiaire, et peut dépasser 700 à 900 euros par jour pour un growth hacker senior ou très spécialisé, notamment en data ou en automation avancée.

FAQ – Growth Hacker

Quelle est la différence entre un growth hacker et un responsable marketing digital ?

Le growth hacker se distingue par son approche résolument expérimentale et orientée performance. Là où un responsable marketing digital travaille souvent sur des stratégies structurées à moyen ou long terme (branding, campagnes planifiées, ligne éditoriale), le growth hacker agit par cycles courts de tests et d’optimisations. Il s’appuie fortement sur la data, les tests A/B et l’automatisation pour identifier rapidement les leviers de croissance les plus rentables. Son périmètre dépasse souvent le marketing pour inclure le produit, l’UX et parfois même des aspects techniques, avec un objectif clair : améliorer l’ensemble du funnel de croissance, de l’acquisition à la rétention.

Dans quels types d’entreprises le growth hacker est-il le plus pertinent ?

Le growth hacker est particulièrement utile dans les startups, les scale-ups et les entreprises digitales en forte croissance, notamment dans le SaaS, l’e-commerce ou les plateformes en ligne. Ces structures ont besoin de résultats rapides, mesurables et itératifs, souvent avec des ressources limitées. Toutefois, de plus en plus de PME et de grands groupes intègrent des profils growth pour dynamiser leur acquisition digitale, optimiser leurs parcours clients ou lancer de nouveaux produits. Le growth hacking est donc moins une question de taille d’entreprise que de culture orientée test, data et performance.

Le métier de growth hacker est-il plutôt technique ou marketing ?

Le growth hacker est un profil hybride par excellence. Il n’est ni exclusivement marketing, ni strictement technique. Il doit comprendre les fondamentaux du marketing digital, mais aussi être à l’aise avec la donnée, les outils d’automatisation, le tracking et parfois le no-code ou le développement léger. Cette double compétence lui permet de concevoir, tester et déployer rapidement des stratégies de croissance sans dépendre systématiquement d’autres équipes. C’est précisément cette capacité à faire le lien entre marketing, data et produit qui fait la valeur du growth hacker.

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